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Carrière sonore à Sussargues

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En septembre 2008, l'association Probable Inflation du Bonheur sollicite Archives du Monde pour organiser, dans le cadre du festival «Les Arts des Vignes», une projection sonore dans les carrières de Sussargues (Hérault). L'idée : faire revivre la mémoire des carriers sur le site même qu'ils ont occupé pendant des années. Un petit groupe de travail se constitue. L'aventure commence. Les réunions se succèdent. Très vite, l'idée de la balade sonore, téléchargeable sur Internet, s’impose.
Vient ensuite le choix du corpus sur lequel travailler. Par chance, les Archives départementales de l'Hérault possèdent des richesses insoupçonnées : des heures d'archives orales. Des enquêtes ethnologiques menées par l'équipe de l'Office départemental de l'action culturelle dans les années 80-90 ; notamment une enquête de Zoé Valat sur les anciens carriers du bassin de l'est héraultais : vingt heures de témoignages à écouter, réécouter pour s’en imprégner, se les approprier et les réduire à une heure.
Le groupe de travail se répartit la tâche de façon thématique. Les contraintes sont multiples. Les échanges fructueux donnent naissance à ce qui constituera la future balade sonore.
Vient la partie technique du travail : le montage des sons, l'agencement des différentes séquences, la transmission à l'ingénieur du son Bruno Rey qui mêle les voix de nos carriers aux mélodies de Nessim Bismuth, ancien tailleur de pierres.
Mai 2009 : les extraits sont prêts. Le 1er juillet, à Sussargues, les voix de messieurs Dupin, Salençon et Lioure retentissent devant un public nombreux et attentif. Roland Salençon, fils de carrier, intervient entre les extraits d'archives pour présenter les outils jadis utilisés et répondre aux questions du public. Zoé Valat le complète. Monsieur Salençon, 95 ans, est présent. Il reconnaît sa voix, rit comme un enfant en l’entendant déformée par le micro, réagit aux paroles prononcées sur le métier, les chantiers, la mécanisation et la vie au village. Le public semble captif. Le pari est gagné.

La soirée s’est poursuivie avec Emphase2, d’Etienne Schwarcz et David Olivari, création multiforme, taillée pour ce lieu particulier, extraordinaire, que sont les carrières.